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Pierre-Antoine Rivard vit sa passion

Publié le 3 juillet 2013 @ 19 h 02

LÉVIS - Titulaire des grandes orgues de l’église Notre-Dame depuis 2008, le Lévisien Pierre-Antoine Rivard a commencé bien humblement sa carrière d’organiste en 1997 à l’église Sainte-Jeanne-D’Arc, alors qu’il était encore élève au secondaire.

«J’ai commencé en décembre 1997 c’est le curé Denis Cadrin qui m’a demandé si je voulais commencer. J’allais à la messe tous les dimanches avec ma famille et il savait que j’étais musicien. Il m’a suggéré de commencer à venir jouer de l’orgue à l’église Sainte-Jeanne-D’Arc», se souvient-il.

Le jeune homme qui étudiait alors en musique études en piano s’est alors intéressé à la pratique de l’orgue, d’abord en prenant des cours privés, puis en approfondissant ses connaissances au cégep et à l’université. Titulaire d’un bac en éducation musicale, il a choisi l’orgue comme instrument.

De fil en aiguille, il a bâti sa confiance, ce qui lui a permis de vaincre sa nervosité en concert.

«C’est ce qui m’a permis de me dégêner. Maintenant, un concert ne me stresse plus du tout. Graduellement, je suis devenu de plus en plus à l’aise. C’est sûr que de jouer à la messe m’a donné le goût de jouer devant le public et de continuer ma formation.»

Organiste liturgique

Pierre-Antoine Rivard consacre la majeure partie de son temps à l’animation musicale des différentes célébrations religieuses de la paroisse Saint-Joseph-de-Lévis. «En général, je fais de quatre à cinq célébrations par semaine, par exemple des funérailles. La fin de semaine je suis occupé à temps plein. J’ai un emploi à temps plein du lundi au vendredi et la fin de semaine, je suis organiste à temps plein», explique-t-il.

Dépendamment de la complexité des pièces qu’il aura à jouer, il consacre plus ou moins de temps à sa préparation. «Il y a certaines pièces qui peuvent s’apprendre en quelques heures de répétition, mais ça dépend de la complexité. Une pièce de 10 minutes c’est sûr que ça ne s’apprend pas en une heure.»

D’ailleurs, il ne pratique pas uniquement sur l’orgue, mais également sur un piano. «Au départ, je commence souvent à pratiquer sur un piano. Je pratique les mains et comment placer les doigtés. Après ça, je pratique sur l’orgue.» Quant à son répertoire, il change à chaque célébration puisque les thèmes des liturgies changent chaque fois. Il s’agit toutefois d’un répertoire «relativement facile.» D’ailleurs, il se met souvent au défi de faire ces pièces en «lecture à vue.»

Curiosité

Par ailleurs, Pierre-Antoine Rivard indique que le public entretien une curiosité envers les orgues. Lors des messes, raconte-t-il, plusieurs personnes viennent s’assoir au jubé, près de l’orgue pour le regarder jouer. Par la suite, certaines personnes viennent lui poser des questions, sur son fonctionnement. «Il y a maintenant un moteur à l’intérieur qui permet aux tuyaux de recevoir l’air. Ce qui peut aussi être impressionnant c’est quand on ouvre la porte pour leur montrer le ventre de l’orgue on ouvre la porte sur le côté et les gens peuvent entrer et voir à quoi cela ressemble», conclut-il.

Par Mélanie Labrecque, Le Peuple Lévis, le 3 juillet 2013


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